Compte tenu de la couleur claire du tapis de danse, seules les chaussettes de couleur claire et les chaussons de danse de couleur claire et à semelles claires et propres (sans colophane) sont autorisés dans la salle de danse.

    

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Mémoire sur la  danse orientale : généralités

Nous l’avons vu, au delà du divertissement de cabaret, il existe actuellement de nombreux danseurs dans le monde entier qui perfectionnent les subtilités des mouvements de danse orientale.

On distingue deux styles dans la danse orientale actuelle : le baladi et le sharqi.

Le baladi désigne les danses populaires, urbanisées à la suite de la venue des paysans dans les villes. Il se danse les bras plutôt prés du corps et le ventre recouvert, sur le rythme des percussions (ou derbouka), la mélodie est souvent répétitive. C’est le style dansé par les almées du siècle dernier. On peut trouver comme accessoire dans ce type de danse le bâton ou la canne, reproduisant des danses masculines incitant au combat.

Le sharqi désigne la danse classique des palais égyptiens et des cours ottomanes. Le style a été retravaillé par les danseuses des années 1930, véhiculé par les comédies musicales de l’époque. Les mouvements sont beaucoup plus amples, les bras décrivent des arabesques. La mélodie est prépondérante, l’orchestre mélange des instruments occidentaux et orientaux. Le costume est composé d’un bustier et d’une ceinture ornés de nombreux strass et perles.

La danseuse peut associer à sa danse des accessoires comme les cymbalettes de doigts ou Sagat, un voile ou une canne .L. Alessandri et K.Mounhim “ Petit manuel de danse orientale ”, op. cit.

Le style "Sharqi" reste donc le style de référence pour désigner la danse orientale.

La danseuse n’accompagne pas la musique, son corps entier est musique. “ Elle est instrument au même titre que le kanoun, l’oud, le table ou le nay  (Instruments orientaux, respectivement à cordes pincées comme la harpe, sorte de luth, percussion et flûte en bambou.)…La danseuse rend les émotions générées par la musique et met en relief les qualités propres de chaque instrument…Le geste devient musique pour les yeux ”.S. de Soye, “ La danse orientale et ses accessoires ”, op.cit.

Chaque personne possède son style, en fonction de ses possibilités physiques. Il n’y a d’ailleurs pas de critères physiques comme dans la danse classique.