Compte tenu de la couleur claire du tapis de danse, seules les chaussettes de couleur claire et les chaussons de danse de couleur claire et à semelles claires et propres (sans colophane) sont autorisés dans la salle de danse.

    

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Mémoire sur la  danse orientale au début du XXéme siècle

Au début du XXe siècle, la crise économique force les paysans à se rapprocher des villes. Ceux-ci avaient partagé au siècle dernier, l’art des ghawazi et des almées exilées. La danse leur permet d’exprimer leurs joies aussi bien que leurs douleurs. Peu à peu, ces nouvelles almées, d’origine populaire cette fois, vont créer des compagnies incontournables dans l’animation des fêtes. Elles dansent pieds à plat, ancrés dans la terre et effectuent peu de déplacements. On sent la lourdeur des bassins dans les tremblements. La danse avec des sagats (forme moderne des crotales) ou avec un lourd chandelier rempli de bougies allumées font partie de leurs prouesses. Ces almées modernes côtoient artistes et intellectuels de la rue Muhammad Ali, véritable creuset politique entre les années 1930-1960. Elles témoignent d’une culture traditionnelle populaire au sein de foyers nationalistes.

Un autre style s’élabore dans les cabarets créés au Caire à partir des années 1920. Badia Massabni, d’origine syro-libanaise, ouvrit la première salle de spectacle à la mode européenne, “ le Casino Opéra ”. Dans ce lieu incontournable, les plus grandes danseuses connaîtront une renommée internationale : Tahiya Carioca (nommée en 1956 à Cannes pour le film “ Chabab imraat ” - la jeunesse d’une femme), Samia Gamal (couronnée première danseuse d’Egypte par le roi Farouk), Naïma Akef (prix de la meilleure danseuse au festival de la jeunesse à Moscou en 1956, son portrait figure au musée du Bolchoï). Sur : http://www.orientalys.com/pages/articles/danse_orientale.htm

L’évolution du cinéma dans les années 1930 fera naître une danse, plus tournées vers l’Europe et Hollywood, à la demande d’un public colonial. Mais aussi d’un public égyptien, subjugué par les strass et les paillettes qui l’évadent de sa vie quotidienne. Il est probable que cette fascination pour ce qui est inaccessible ait contribué à la disparition progressive des almées populaires qui se produisaient dans leurs tenues quotidiennes.

Les danseuses empruntent au ballet occidental la notion des déplacements, du travail sur les pointes, et étoffent leurs mouvements de bras. Elles ne se produisent plus pied nus.

La professionnalisation de la danse connaît alors une nouvelle étape dans le déchirement de l’Egypte, à la fois attirée par la culture occidentale moderne et par ses valeurs traditionnelles.

 

 

 

 

 

 

Au début du siècle, l’Occident est aussi marqué par un autre rapport à la danse. Loïe Fuller, une danseuse américaine, met en place des chorégraphies avec de grands voiles de soie sur des jeux de lumière. Elle préfigure le mouvement de danse contemporaine dans le retour au geste naturel du corps en mouvement et non la distorsion recherchée en danse classique. Elle introduit un travail de recherche plus poussé que les spectacles dits “ exotiques ” de l’époque.

Elle est la première artiste à se produire en solo et à proposer un éclairage à des fins purement esthétiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des danseurs s’inspirant de l’Orient, comme Mata-Hari, Cléo de Mérode, le turc Nel Haroun ont eu un grand succès dans les années 1920.

Dans les années 1920 encore, les descendants des esclaves noirs introduisent la notion de déhanchement dans les danses de couples, sur une musique rythmée, le jazz.

Le charleston fait aussi sensation auprès de femmes qui se veulent libérer leur corps des contraintes endurées depuis des siècles et adoptent un style “ à la garçonne ”.